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Iran Manif – Tout le monde se souvient de la guerre Iran-Irak que Khomeiny a fait durer huit interminables années. Elle a entrainé du seul côté iranien, la destruction de 87 villes en Iran, 3000 villages et la mort d’un million de personnes.

Ce que l’on sait moins c’est que dans un sermon du vendredi 31 octobre 1997, Rafsandjani reconnaissait que 360.000 enfants du primaire et du secondaire avaient péri sur le front. Pas sous les bombardements, mais sur les terrains de bataille. Il ajoutait dans ce sermon qu’un siècle de revenus pétroliers du pays, à savoir 1000 milliards de dollars, avaient été brûlé dans le brasier des batailles. 

En 1983, la guerre devient de plus en plus impopulaire car la paix est possible. Mais Khomeiny s’accroche, le conflit lui permet de cacher ses faiblesses et son incapacité à répondre aux besoins d’une société moderne. Il brule l’énergie d’un peuple libérée par la révolution dans cette guerre sanglante. Il dira même que c’est « un don de Dieu ».

Cependant il rencontre de grosses difficultés à mobiliser et c’est pourquoi il va puiser sans vergogne dans le vivier des écoles primaires et secondaires. Le ministre de l’Education à l’époque se vante dans son bilan que 400.000 élèves ont été envoyés au front. 

Des soldats jetables

A cette époque dans les livres des fatwas officielles de Khomeiny, on peut lire à propos de la guerre ce genre de réponse :

« Question : Dans les conditions actuelles, l’accord des parents est-il nécessaire pour aller au front ?
« Réponse : Au nom de Dieu tout Puissant, tant que le front a besoin de troupes, aller au front est un devoir et ne nécessite pas l’accord des parents. »

Ainsi les pasdaran sont autorisés au coin d’une rue, sur le chemin du retour de l’école, à arrêter des adolescents d 14-15 ans sans même en informer les parents pour les envoyer sur le front.  Combien de parents ne voyant pas revenir leurs enfants de l’école, ne sauront jamais le terrible sort qui leur a été réservé. 

Les pasdaran vont utiliser massivement les enfants par vagues humaines en leur mettant une clé autour du cou qui leur assure soi-disant l’entrée du paradis. Ils les obligent à s’enrouler dans une couverture et à sauter avec des milliers d’autres camarades sur les champs de mines. 

Le général Mohsen Rezaï, alors commandant en chef des pasdaran, fait un terrible aveu en qualifiant ces enfants de « soldats jetables » ou « à usage unique ».

L’ancêtre de Daech

Dans ce livre de fatwas on peut lire également cette réponse effroyable de Khomeiny :

« Question : Est-il permis de tuer des vieillards et des enfants qui collaborent avec les forces du mal ?
« Réponse : Au nom de Dieu Tout Puissant, ils doivent être considérés comme des agresseurs. »

On ne pouvait être plus clair pour autoriser le massacre de civils innocents, y compris des enfants.

Ces ordres n’avaient rien à voir avec l’islam, d’autant plus que l’histoire témoigne de l’attention particulière du Prophète de l’islam de ne pas porter atteinte aux personnes, même en cas de guerre. Voici quatorze siècles, Mahomet appelait à un comportement humain avec les prisonniers de guerre. 

Les crimes de guerre des mollahs resté impuni par la communauté internationale, a inspiré des groupes criminels comme Daech aujourd’hui qui copient les pasdaran du régime iranien dans tous les domaines.

Aujourd'hui, dans la guerre qu'ils mènent, arment et financent en Syrie, les mollahs sont dans une crise de recrutement et essaient à nouveau de mobliliser et d'envoyer des enfants dans le brasier syrien.

En avril les médias officiels en Iran ont diffusé un clip de propagande intitulé « les martyrs du sanctuaire sacré », pour encourager les pré-ados et les ados à partir pour la guerre.