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Iran Manif - "Je veux vous dire ma fierté, chers amis, en tant que femme d’être votre amie et partenaire de lutte", a déclaré Rama Yade lors du grand rassemblement pour un Iran libre qui s'est déroulé au Bourget le 9 juillet. C'est devant un public de dizaines de milliers d'Iraniens et de partisans de la résistance qu'elle s'est exprimée. Dans les tribunes, à ses côtés, des centaines de personnalités venues de 80 pays du monde marquer leur solidarité avec Maryam Radjavi.

Voici l'intervention de Rama Yade :

« Un an après l’accord nucléaire de 2015, les sanctions contre le régime iranien ont été levées, mais sur le fond des droits de l’Homme, rien, absolument rien n’a changé. Le régime iranien détient toujours le record mondial du nombre d’exécutions. Un régime qui organise des pendaisons sur les places publiques, ce n’est pas un État comme un autre. La nature profonde de ce régime ne doit pas nous illusionner sur la confiance à lui accorder. En Syrie, le poison se répand, puisqu’avec la complicité des Occidentaux, l’Iran participe à la mise à mort du peuple syrien. C’est un sale temps pour la démocratie, c’est un sale temps pour les droits de l’Homme, c’est un sale temps pour les libertés. Parce que pendant ce temps, les affaires continuent. Les comptes bloqués à l’étranger ont repris le chemin de Téhéran sans tarder, fermant les yeux sur cette sinistre réalité, entreprises, investisseurs, banques ont repris leurs relations commerciales avec le régime des mollahs, quatrième réserve pétrolière, deuxième réserve de gaz, dix-huitième économie mondiale, voilà la raison de cette frénésie commerciale. 

Mais le régime iranien ne doit pas faire illusion, l’histoire nous enseigne que sans les droits politiques, les affaires ne peuvent pas marcher. Comment investir là où c’est rentable si un régime vous oblige à placer votre argent ailleurs ? Comment assurer des livraisons si le régime limite votre liberté de circulation ? Comment garantir un investissement s’il est soumis aux aléas de la corruption ? L’Iran est un marché économique très risqué et les investisseurs étrangers devraient y réfléchir à deux fois avant de s’y engager. Comment peut-on parler d’économie à propos d’un marché qui est entre les mains de la police politique ? Nos entreprises doivent savoir que leurs interlocuteurs ne sont pas des chefs d’entreprise, mais des soldats, des soldats qui sont les gardiens de la révolution. 

Le résultat est calamiteux : l’Iran accumule les mauvaises places dans les classements internationaux de la corruption et les affaires ne sont évidemment pas compatibles avec l’instabilité juridique. N’oubliez pas que l’accord nucléaire est assorti d’une clause de retour automatique des sanctions si Téhéran bafoue les termes et ce retour se fera sans vote du Conseil de sécurité des Nations Unies. On a connu partenaire plus confiant sur la fiabilité de ce nouvel allié.

Je veux dire ici que l’Iran ne pourra pas prétendre à une quelconque appartenance au concert des nations tant que les Iraniens ne seront pas libres. L’Iran ne pourra prétendre à une quelconque respectabilité sans respecter le droit des peuples. L’Iran ne pourra prétendre à être le gendarme du Moyen-Orient dans son apparente lutte contre Daech en soutenant le boucher de Damas, Bachar EL-ASSAD, qui a 250 000 morts sur la conscience. 

Les droits de l’Homme ne sont pas une valeur occidentale, mais un principe universel. Nous avons le devoir de dire la vérité au monde, que le soi-disant, le prétendu modéré ROHANI a un bilan pire que son prédécesseur, AHMADINEJAD. Que les laïques, les démocrates, les femmes, les chrétiens font toujours l’objet d’une répression féroce, qu’il y a chez les Iraniens une immense volonté de se lever pour la démocratie et pour la liberté. 

L’accord de juillet 2015 est une faute historique, cynisme, faiblesse, impuissance l’ont emporté sur les appels à la liberté, mais ce n’est qu’un round et tant que le régime des Mollahs règnera sur Téhéran, nous serons, Madame RADJAVI, Madame la Présidente, à vos côtés pour réclamer l’abolition de la peine de mort, la libération des prisonniers politiques, la liberté d’expression, la fin de la censure, la liberté de conscience, l’égalité pour les femmes. Et je veux vous dire ma fierté, chers amis, en tant que femme d’être votre amie et partenaire de lutte. Vive l’Iran libre ! ».  

 

IRAN 
Septembre 2018

  30 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions