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Le Figaro - Téhéran n'a pas les mêmes "valeurs" que l'Union européenne sur les droits humains, a déclaré aujourd'hui le porte-parole de la diplomatie iranienne en réaction aux sanctions renouvelées jeudi par l'UE contre plusieurs dizaines de personnalités iraniennes.

"Nous avons certaines différences de vue avec les pays européens et l'Union européenne. Cela est dû en partie aux différences de valeurs entre (...) la République islamique d'Iran et l'Union européenne, notamment en ce qui concerne les droits humains", a déclaré Bahram Ghassemi lors d'un point de presse, sans donner plus de précisions.

L'Union européenne (UE) a renouvelé jeudi pour un an ses sanctions contre 82 personnalités iraniennes pour protester contre les "graves violations des droits humains" dans ce pays. Ces sanctions en vigueur depuis 2011 consistent en un gel des avoirs dans l'UE de 82 personnalités - dont des gradés militaires de haut rang, des juges, des procureurs, des responsables de la police ou des services de renseignement, des chefs de milice et des directeurs de prisons - et l'interdiction pour elles de se rendre dans l'UE.

Les 28 membres de l'UE s'interdisent par ailleurs de vendre à l'Iran des équipements pouvant être utilisés pour la répression et pour contrôler les communications. Ces sanctions avaient été imposées après la répression des manifestations organisées contre la réélection contestée de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009, qui s'étaient soldées par des dizaines de morts et des milliers d'arrestations. Ghassemi a néanmoins affirmé que l'Iran allait poursuivre le dialogue avec l'Union européenne tout en soulignant que celui-ci ne devait pas être "à sens unique". 

Ces sanctions de l'UE étaient distinctes des lourdes sanctions économiques et individuelles imposées à l'Iran en raison de ses activités nucléaires controversées levées en janvier 2016, six mois après l'accord international sur le nucléaire iranien, dont les Etats-Unis menacent aujourd'hui de se retirer.