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Iran Manif – L’Iran sous la dictature religieuse affiche toute une panoplie de records dans le domaine de l’horreur, mais celui qui se maintient chaque année est le plus grand nombre d’exécutions.

Depuis leur arrivée au pouvoir après la révolution de 1979 contre le chah, les mollahs n’ont pas cessé d’exécuter. D’abord les opposants de manière massive dès 1981, pensant qu’en les tuant ils pourraient s’en débarrasser. De fait ce régime cruel affiche 120.000 exécutions politiques à son actif.

Pour cette théocratie, ce n’est pas la loi qui compte, mais les décrets religieux, les fatwas. Se considérant « représentants de Dieu sur Terre », les mollahs ont tout de suite décrété que tout opposant était un « ennemi de Dieu », c’est-à-dire d’eux-mêmes. Les fatwas de Khomeiny englobent tous ceux et celles ayant un rapport de près ou de loin avec l’opposition, nommément les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), la plus grande organisation démocratique qui se bat pour un Iran libre.

De près ou de loin cela signifie toute la famille, où même le fait d’avoir simplement « lu un journal » de cette opposition. 90% des victimes de ces milliers d’exécutions politiques appartiennent à l’OMPI.

Durant l’été 1988, Khomeiny a décidé d’exterminer l’ensemble des prisonniers politiques, de vider ses prisons. 30.000 détenus politiques, hommes, femmes, adolescents, femmes enceintes ont été abattus ou pendus et enterrés dans des fosses communes. Jamais les familles n’ont su où exactement. Jamais elles n’ont récupéré les corps. Jamais elles n’ont été autorisées à célébrer des funérailles ni à pleurer leurs morts en public. Ce crime contre l’humanité est actuellement sous le coup d’une campagne de dénonciation et d’un suivi auprès de l’ONU.

N’ayant pas réussi à exterminer l’ensemble de l’OMPI, les mollahs ont aussi lancé des campagnes de diabolisation contre leur opposition, un mélange empoisonné de rumeurs et de fausses accusations, toutes balayées par les tribunaux européens et américains. Mais calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose… Pour une certaine presse, il est tellement plus simple de suivre les rumeurs que de rechercher la vérité.

Il faut aussi ajouter des dizaines de milliers de jeunes, de pauvres gens et de femmes exécutés pour des délits de droits communs à un rythme effarant. Quand Rohani, le président des mollahs est venu en France en 2016, une immense manifestation d’Iraniens a dénoncé ses 2000 exécutions. Depuis il a continué pour dépasser les 3000. Rohani affiche également 82 exécutions de femmes et des dizaines de mineurs, car les enfants ne sont pas épargnés en Iran. Les petites filles sont considérées responsables devant la loi dès l’âge de 9 ans et les garçons dès l’âge de 15 ans.

Les Iraniens accablés par la folie meurtrière des mollahs aspirent au renversement de cette dictature. Depuis la fin décembre des manifestations secouent le pays. Le compte à rebours des mollahs est enclenché. L’alternative politique et culturelle à ce régime intégriste et terroriste, a eu le courage admirable d’annoncer depuis des années dans son programme en 10 points qu’elle s’engage « à défendre l’abolition de la peine de mort ». Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dont l’OMPI est membre, et qui a élu une présidente, Maraym Radjavi, à sa tête, ne cesse de faire campagne contre les exécutions en Iran appelant les démocraties occidentales à faire pression sur ce régime pour qu’il abandonne la peine de mort.

« Nous avons choisi de nous battre pour que plus jamais des jeunes de moins de 18 ans n’aillent en prison attendre d’avoir atteint l’âge légal dans le couloir de la mort pour être pendu, pour que plus jamais de mère ne pleure sur la dépouille de son enfant exécuté », plaide Maryam Radjavi.

C’est un point majeur pour les Iraniens qui se réuniront le 30 juin à Villepinte-Paris nord, pour soutenir le soulèvement en Iran et l’alternative démocratique à la dictature religieuse. Cette Résistance qui a perdu tant des siens, aspire à la fin de ce bain de sang. Un Iran libre est à portée de main. L’alternative est prête, forte d’un programme, d’un vaste soutien intérieur et international.

IRAN 
Octobre 2018

  23 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions; septembre : 33 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions