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Swissinfo.ch - Le controversé ministre iranien de la justice Seyyed Alireza Avaei s'exprimera mercredi prochain au Conseil des droits de l'homme à Genève. Accusé d'être responsable des massacres de 1988 en Iran, il figure sur la liste des sanctions de l'ONU appliquées par la Suisse.

Malgré cette situation, "la Suisse en principe est tenue par ses obligations en droit international de lui permettre de participer à une réunion de l'ONU", a dit à l'ats l'ambassadeur suisse auprès de l'ONU à Genève Valentin Zellweger. De précédents cas, comme celui de l'ex-président zimbabwéen Robert Mugabe, l'ont montré.

"Le Conseil n'invite pas. Les pays nous signifient qui ils envoient", affirme de son côté le porte-parole de l'enceinte onusienne Rolando Gomez. Le président du Conseil Vojislav Suc souligne tout de même que "l'attention requise" sera apportée à cette situation. Il ajoute qu'il souhaite un équilibre entre les Etats et la société civile pendant son année de présidence.

Seyyed Alireza Avaei, ministre de la justice depuis août dernier, est accusé par les opposants iraniens en exil d'avoir en 1988 comme procureur été l'une des quelques personnes à décider d'exécutions de masse de dizaines de milliers de détenus politiques. Depuis 2011, l'UE l'a placé sur la liste de sanctions pour violations graves des droits humains.

La Suisse a elle mis en oeuvre les sanctions de l'ONU le concernant. Le ministre est mis en cause en tant qu'ancien président des autorités judiciaires de Téhéran comme responsable "de violations des droits humains, de détentions arbitraires, du refus de droits à des prisonniers et de l'augmentation des exécutions".

Les opposants iraniens en exil appellent à l'annulation de la venue de Seyyed Alireza Avaei, qui constituerait selon eux un affront pour le Conseil des droits de l'homme. Ils l'accusent de crimes contre l'humanité.

Le discours du ministre aura lieu une semaine avant le lancement officiel à Genève du bureau de l'Action mondiale contre les crimes et les atrocités de masses (Gaamac), opérationnel depuis quelques jours et qui rassemble quelques employés. La Suisse est le principal contributeur de cette plate-forme contre les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, le génocide et le nettoyage ethnique.

 

IRAN 
Septembre 2018

  18 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions