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EFE, 1 mars 2014 - L’ancienne otage des FARC Ingrid Betancourt a déclaré lors d'une conférence qui s'est tenue à Paris en soutien aux droits des femmes en Iran que le président du pays, Hassan Rohani, est « un grand mensonge » parce que Téhéran cache un « régime dictatorial et misogyne ».

« Rohani est un grand mensonge que l’Iran fait au monde, un visage amical qui cache un régime misogyne et dictatorial », a déclaré à EFE la franco-colombienne, s’exprimant dans un colloque organisé par des associations iraniennes à la veille de la Journée internationale de la femme, le 8 mars prochain.
 
Betancourt, qui a passé six ans et demi entre les mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) jusqu'à sa libération en 2008, se dit particulièrement préoccupée par la conception de la loi islamique qu’ont les femmes iraniennes et la passivité des États occidentaux.

« Beaucoup de femmes en Iran pensent que la charia, interprétée par les intégristes islamiques, est vraie et juste », a déploré l'ancienne candidate à la présidence de la Colombie, qui considère cette situation comme un «lavage de cerveau» et «syndrome de Stockholm».

Betancourt a également évoqué l'inaction des pays européens comme la France, l'Angleterre ou l'Espagne pour empêcher que des femmes musulmanes résidant sur leur territoire soient privées de certains de leurs droits fondamentaux.

« Les autorités ferment les yeux», alors que «le plus grand indicateur de la démocratie dans un pays sont les droits des femmes », résume Betancourt, qui poursuit actuellement un programme de doctorat en théologie à l'Université d'Oxford.

La conférence s'est tenue à Paris en présence de la dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, qui a attaqué le régime de Téhéran.
 
«Les mollahs ont transformé l’Iran en métropole de l'intégrisme», mais «les femmes triompheront contre la dictature religieuse », a déclaré Maryam Radjavi.

Ont également participé à la conférence, la députée du Parti populaire espagnol (PP) et présidente de la Commission de l'égalité au Congrès des députés, Carmen Quintanilla, qui s'est rendue à Paris pour soutenir «un mouvement social et de leadership» des femmes iraniennes.

« De plus les femmes en Iran ne sont pas libres» et «la liberté est ce qui fait que les êtres humains sont tous égaux », a déclaré à l’agence EFE la députée conservatrice.

Quintanilla a également évoqué la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à la suite des vagues de protestations exigeant plus de démocratie dans ces pays.

« Le printemps arabe a été un fiasco pour les femmes », avec des exceptions comme le Maroc et la Tunisie, qui ont modifié leurs constitutions en faveur de l'égalité des sexes, a estimé la députée.

Parmi les autres oratrices se trouvaient l'ancienne ministre française Michelle Alliot-Marie, l'ancienne première ministre du Canada, Kim Campbell, ou la fondatrice du Forum des femmes pour l'économie, Aude de Thuin et des parlementaires italiennes, égyptiennes et jordaniennes.

IRAN 
Septembre 2018

  29 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions