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www.women.ncr-iran.org, 26 avril – C'est incroyable : L'Organisation des Nations Unies a nommé l'Iran dans plusieurs de ses commissions clés qui supervisent la protection des droits des femmes et des droits humains dans le monde. Le régime iranien, en tête des exécutions dans le monde, a récemment ordonné la pendaison d’une jeune femme de 26 ans victime d'un viol et vient juste d’attaquer la prison de femmes de Chahr-e-Rey. Et pourtant, mercredi dernier, l'ONU a jugé bon de nommer ce régime à une position clé de la commission du Conseil économique et social sur la condition de la femme (CSW), ainsi que dans quatre sous-commissions.

Le représentant des mollahs à l'ONU va maintenant siéger pour un mandat de quatre ans à la commission chargée de protéger les droits des femmes. Cela soulève la question de savoir comment ce régime voyou pourra défendre les droits des femmes, vu que non seulement il a refusé d’adhérer à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (CEDAW ), mais qu’il va aussi à l'encontre des principes de cette convention via ses politiques et son comportement général.

La discrimination contre les femmes est justifiée par la loi iranienne et dans les institutions nationales, et le régime a toujours cherché à préserver l'inégalité des sexes dans tous les lieux, de la cellule familiale aux postes gouvernementaux les plus élevées, y compris le pouvoir judiciaire. Dans un discours le 19 avril 2014, le Guide suprême Khamenei a une fois de plus affiché la misogynie éhontée de ce régime médiéval en déclarant : « Si nous voulons que notre point de vue sur la question des femmes soit sain, logique, précis et sans entraves, alors nous devons prendre nos distances avec la mentalité occidentale sur des questions comme l'emploi et l'égalité des sexes. L’égalité entre les femmes et les hommes est l'une des convictions les plus erronées de l'Occident. » Il a ensuite qualifié cette conception d’ « obsolète » et de « traitresse ».

Le régime iranien est déterminé à utiliser la loi pour défendre une vision du monde misogyne, et ne croit clairement pas à l'égalité des sexes. Les femmes n'ont pas la possibilité de choisir la manière de se vêtir, n'ont pas de droit indépendant à l'éducation après le mariage ou même après le divorce, n'ont pas le droit de garde des enfants, pas de protection contre les traitements violents, et sont souvent arrêtées, battues et emprisonnées pour avoir recherché pacifiquement le changement de ces lois.

Le rôle de la CSW est de promouvoir les droits des femmes et d’améliorer leurs normes de vie et leurs droits dans le monde entier. Sa principale politique mondiale se consacre exclusivement à l'égalité des sexes et à la promotion de la femme. À la lumière de ces faits, il faudrait être fou pour considérer qu’un régime qui légalise le mariage des beaux- pères à leurs belles-filles, qui punit les femmes pour des mèches de cheveux hors du voile, qu’elles sont obligées de porter, puisse être disposé ou en mesure de contribuer à l’évaluation des droits des femmes. Par conséquent, tous les défenseurs internationaux des droits des femmes - organisations et individus - doivent appeler l'ONU à se rétracter de cette hypocrisie que constitue la nomination de l'Iran à la CSW. Ces mêmes organisations et les individus doivent également faire entendre leur voix contre la tyrannie, la discrimination et les crimes perpétrés sous le régime des mollahs en Iran au jour le jour, et exprimer leur solidarité avec les femmes iraniennes qui se battent contre ce régime médiéval depuis plus de trois décennies. Jusqu'à présent, ce combat a conduit à l’arrestation, la torture et l'exécution de dizaines de milliers de femmes en difficulté, en particulier les militantes de l'organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), le principal mouvement d'opposition iranien. Et des dizaines de millions de femmes et de filles souffrent de toutes sortes de discriminations et de privations sous ce régime.

En offrant à l'Iran ce poste à la CSW, la communauté internationale fait une nouvelle concession injustifiable aux mollahs. Pourquoi n'avons-nous pas encore appris que cela ne fait qu'empirer les choses ?

Le silence face à cette situation est inacceptable. Il est grand temps de voir et de traiter le régime iranien pour ce qu'il est : un régime archaïque avec la misogynie comme colonne vertébrale.

L'erreur de l'ONU montre que le monde est retard dans ce domaine. Mais mieux vaut tard que jamais.

Elaheh Arj
Membre de la commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne






L’erreur stratégique de Washington en Irak : l’abandon de l’opposition iranienne en exil 

Par Walid A Phares

History News Network, 6 mai - Il a déjà été établi, y compris dans mon livre récemment publié « Le printemps perdu : la politique américaine au Moyen-Orient et les catastrophes à éviter », que Washington a commis deux erreurs générales dans ses politiques régionales. L'une a été le partenariat avec les Frères musulmans et ses bailleurs de fonds dans le monde arabe , une politique qui a provoqué un soulèvement populaire majeur en Egypte contre le régime des Ikhwan (frères en arabe) - et la montée d'un bloc de gouvernements arabes modérés dans le Golfe et au-delà en opposition à la puissance des Frères Musulmans.

L'autre erreur américaine globale de la politique étrangère a été l’accord conclu par l'administration Obama avec le régime iranien sur la base de l'idée que le dialogue modérerait les grands desseins des ayatollahs. Mais comme on peut le voir clairement, toutes les promesses khomeynistes se sont évaporées tandis que leurs machines militantes et militaires ont grandi au fil des jours, malgré le soi-disant « accord nucléaire provisoire ». En bref, Téhéran s’est joué de l'Occident, en particulier des États-Unis, sur ses objectifs stratégiques à long terme. Et ce n'est pas un phénomène nouveau. L’Iran pratique cette tromperie astucieuse depuis des années, en particulier depuis le 11 Septembre et l'invasion de l'Irak qui a suivi. En revenant sur les grandes victoires du régime khomeyniste ces dix dernières années, on se rend compte avec douleur que les seules actions les plus dangereuses menées par les services et les partisans de Téhéran l’ont été à l'intérieur de l'Irak et, malheureusement, juste sous les yeux des Américains.
 
Comme c'est le cas pour tous les totalitarismes de l'histoire, la plus grande crainte du régime iranien vient de toute opposition potentielle capable de mobiliser les masses et de les organiser, démontrant une capacité à ébranler le fondement même du régime. Pendant des décennies, les khomeynistes ont clairement montré une tolérance zéro pour toute forme d'opposition significative et ont réussi à repousser tous les défis sérieux posés à leur régime. Depuis la mise en œuvre de la République islamique, des milliers de citoyens ont été exécutés et torturés. Le bras du régime est allé jusqu'à assassiner des opposants politiques dans les pays étrangers - sans le moindre égard pour le droit international. En 1999, le régime a réprimé une révolte étudiante généralisée dans les campus. Cette répression des manifestations a continué sans relâche pendant deux décennies, aboutissant à l'écrasement de la révolte populaire de juin 2009.
 
Cependant, la plus dangereuse de toutes les oppositions connues au régime, reste sans aucun doute la communauté iranienne en exil et ses forces organisées en Irak. Depuis l’An 1 de la prise du pouvoir khomeyniste à Téhéran, des milliers de citoyens - pour la plupart membres du groupe révolutionnaire des « Moudjahidine du peuple » (connu aussi comme l’OMPI) - ont afflué vers l'Irak voisin en fuyant la répression sanglante en Iran. Naturellement, le régime de Saddam - en guerre avec Khomeiny - leur a donné refuge et leur a permis de rester. La notion de «protection Saddam » a été utilisée par la machine de propagande iranienne pour ternir la légitimité du groupe. Ce dernier, coincé en Irak, avait deux options : abandonner l’exil irakien et perdre le seul territoire stratégique contigu de l'Iran d'où ils pouvaient atteindre son peuple - ou courir le risque d'être décrié comme les protégés de Saddam. Son choix a été de surmonter le régime irakien et de créer une base de départ pour lancer son retour. Cette base a été appelé le camp d’Achraf.

Le régime iranien a utilisé toutes les tactiques possibles pour nuire aux exilés, mais la chute de Saddam lui a enfin donné l'occasion de passer directement en Irak. Sous l'administration Bush, la protection des exilés iraniens par les États-Unis a été équitable, générant des années d'assistance de l’OMPI dans le renseignement et le contre-terrorisme. Les exilés, se considérant comme des alliés des Américains face à Al-Qaïda et aux milices de Téhéran, ont conseillé les forces américaines sur un éventail de questions de défense et de droits de l'homme qui s’y rapportaient. Le partenariat de Washington avec la communauté d’Achraf, cependant, a fait une erreur entre 2003 et 2009 : il n'a pas construit une alliance stratégique sérieuse qui aurait permis à l'opposition iranienne basée en Irak de se développer à un point où elle aurait pu mobiliser les masses à l'intérieur de l’Iran avec le plein appui des États-Unis et de la coalition. Sept années de soutien occidental bien conçu aux exilés auraient généré un défi géopolitique massif pour le régime iranien et, par ricochet, sa menace nucléaire.
 
En 2009, l'administration Obama a changé de cap avec l’Iran. En juin de cette année-là, le président Obama a envoyé une lettre de dialogue au grand ayatollah Khamenei. Le même mois, le président américain a fait savoir que son administration ne serait pas du côté des manifestants à Téhéran et d'autres villes iraniennes. La politique américaine pour l'opposition iranienne a également changé depuis. (...) Achraf a été abandonnée, laissant l’OMPI vulnérable à une attaque des éléments de sécurité pro-iraniens, dès 2009, sous les yeux de l'armée américaine. Tous les signes indiquent que l'administration Obama avait décidé d'abandonner les exilés en échange de la volonté de Téhéran d’engager un dialogue politique. Le groupe d’opposition, attaqué de nouveau en 2011, a été transféré d'Achraf vers un autre site plus éloigné de la frontière, connu sous le nom de camp Liberty en 2012. Mais le harcèlement par les autorités pro-iraniennes de Bagdad a pris de l'ampleur, Téhéran refusant de tolérer la moindre présence des militants de la liberté dans ce pays de l’autre côté de sa frontière (...) L’erreur stratégique de Washington est énorme ... Elle serait l'équivalent des Britanniques faisant partir le général De Gaulle et ses Forces françaises libres d’Angleterre pendant qu’Hitler préparait son assaut.
 
Dr Walid Phares est l'auteur de The Lost Spring: US Policy in the Middle East and Catastrophes to Avoid. Il conseille les parlementaires des deux côtés de l'Atlantique http://hnn.us/blog/153348
/personal/1973/default.aspx

IRAN 
OCTOBRE 2019

 13 exécutions

Janvier: 39 exécutions; Février: 7 exécutions; Mars: 16 exécutions ; Avril: 28 exécutions; Mai: 5 exécutions; Juin: 22 exécutions; Juillet: 38 exécutions; Aout: 40 exécutions; Septembre: 18 exécutions

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En 2018 = 293 EXECUTIONS

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 = 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions

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