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Iran Manif - La province d'Ispahan, au centre de l'Iran, est frappée de sécheresse à l'instar de la ville éponyme, ancienne capitale de la Perse. L'est de la province souffre de la pénurie d'eau. Une pénurie qui touche durement les agriculteurs qui manifestent sans relâche dans cette magnifique capitale désormais provinciale.

La région est principalement agricole, culture et élevage, naturellement dépendante de l'eau. Mais depuis que le grand fleuve Zayendeh Roud est à sec, les cultures et le bétail meurent. Les agriculteurs qui n'ont pas encore tout perdu, doivent aller chercher du foin pour leurs bêtes dans les provinces éloignées, celles qui ne sont pas encore touchées par la sécheresse dominante dans ce pays.

Cela fait 15 ans que l'eau manque et pour y parer, les agriculteurs puisent l'eau saumâtre souterraine. Mais en raison de la rareté des pluies, le niveau des nappes phréatiques a baissé. Qui plus est, à force de l’avoir puisée, de nombreux puits sont à sec.

L'impact politique 

De fait, le niveau de vie des paysans a chuté et ces derniers sont en proie à la pauvreté. La sécheresse a par conséquent durement impacté la vie économique et sociale autrefois prospère de la région. Exode rurale, misère et dépression qui ont un retentissement politique.

La sécheresse vient d'une politique anarchique des gardiens de la révolution qui ont détourné le Zayendeh-Roud à des fins militaires, nucléaires et pour favoriser leur propre industries et leurs exploitations agricoles. Ils ont brisé un équilibre millénaire pour des intérêts immédiats. Non seulement ils sont incapables de réparer les dégâts, mais n'en ont même pas la volonté politique.

C'est pourquoi Ispahan est le théâtre de manifestations et de révolte depuis la fin décembre, et que le cri de ralliement est on ne peut plus clair:  "A bas Khamenei", la fin du régime des mollahs.

Le 9 avril, les agriculteurs qui défilaient dans les rues d'Ispahan scandaient : "nous avons faim. Nous ne rentrerons pas chez nous. Les paysans préfèrent la mort à l'humiliation." Les femmes très présentes, manifestaient pelles à la main.

Les Iraniens veulent un changement de régime.

 

 

IRAN 
Septembre 2018

  18 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions