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AFP, 20 juin - Au moins 18 Libanais ont été expulsés du Qatar, a affirmé à l'AFP une source gouvernementale libanaise, après une décision du Conseil de coopération du Golfe (CCG) prévoyant des sanctions contre les "membres" du Hezbollah résidant dans les monarchies pétrolières.

Le CCG avait pris cette décision le 10 juin en riposte à la "flagrante intervention du Hezbollah libanais dans la crise syrienne", en représailles à l'intervention armée de ce parti chiite en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad.

"Les 18 Libanais ont été expulsés du Qatar, cela s'est produit dans la période qui a suivi la décision du CCG", a indiqué la source gouvernementale sous couvert de l'anonymat, sans être en mesure de dire s'il s'agissait de membres du Hezbollah.

Interrogé afin de savoir si l'Arabie Saoudite avait pris des mesures similaires à l'encontre de Libanais sur son territoire, l'ambassadeur saoudien à Beyrouth Ali Awwad Assiri s'est contenté d'affirmer que la décision du CCG "touchait ceux qui soutiennent le Hezbollah".

"Le Hezbollah a commis une erreur envers lui-même, envers sa confession (chiite) et envers son pays. Cette décision touche ceux qui ont été leurrés (par le parti)", a ajouté le représentant du royaume sunnite, dans des déclarations à la chaîne libanaise Al-Moustaqbal.

Le CCG avait indiqué avoir "décidé de prendre des mesures contre les membres du Hezbollah touchant à leur (titre de) séjour ou à leurs opérations financières et commerciales dans les Etats membres".

Les riches monarchies pétrolières du Golfe accueillent d'importantes communautés libanaises de différentes confessions, y compris chiite, qui n'affichent cependant pas leur appartenance politique dans ces pays où les partis sont interdits.

Le CCG avait indiqué que l'implication du Hezbollah en Syrie avait révélé "la nature du parti et ses véritables objectifs qui dépassent le cadre du Liban et de la nation arabe", en allusion à son alliance avec l'Iran chiite.

Le Hezbollah, allié indéfectible de Damas, a joué un rôle déterminant dans la reconquête début juin par l'armée syrienne de Qousseir, ancien bastion rebelle, et son chef, Hassan Nasrallah, a affirmé vendredi que sa formation resterait impliquée dans le conflit en Syrie.

Selon des militants et des rebelles syriens, les forces du Hezbollah se déploient désormais ailleurs dans le pays, près de Damas mais aussi dans le nord, les médias d'État y faisant état d'un assaut prochain contre la deuxième ville du pays, Alep.