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FRANCE SOIR, 20 novembre - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des détournements de fonds qu’aurait commis un employé de l’ambassade d’Iran. Les investigations risquent d’être complexes tant les relations diplomatiques entre Paris et Téhéran se sont tendues ces derniers mois.

Depuis quinze jours, il règne une certaine agitation derrière les murs du bel hôtel particulier qui abrite l’ambassade de la République islamique d’Iran à Paris, située au 4, avenue d’Iena. En effet, au tout début du mois de novembre, l’un des membres de la représentation diplomatique a porté plainte au commissariat de quartier, comme n’importe quel quidam. Mais pas pour n’importe quels faits.

Au fonctionnaire de police qui enregistre sa plainte, l’homme déclare que des sommes ont été détournées d’un des comptes de l’ambassade ; celui réservé au paiement des visas par les personnes désireuses de se rendre en Iran, ouvert au sein d’une grande banque française. C’est d’ailleurs cette dernière qui va alerter les services comptables de l’ambassade d’Iran et lui apprendre que plusieurs centaines d’opérations débitrices ont été effectuées ces derniers mois. Des virements inférieurs à 1.000 euros mais d’un montant total de plus de 600.000 euros.

Affaire sensible

Déposée début novembre, la plainte a été immédiatement transmise au parquet de Paris qui, dans la foulée, a ouvert une enquête préliminaire avant de la confier à la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA). Selon les premiers éléments, les fonds détournés ont effectué un petit tour du monde avant leur destination finale, la France. Partis du compte de l’ambassade, ils ont transité sur celui ouvert au sein d’une autre banque française par un employé de l’ambassade, avant d’être transféré vers celui d’une société domiciliée dans un paradis fiscal, pour finalement revenir en France sur le compte de deux autres employés de la représentation diplomatique persane. L’ambassade de la République islamique d’Iran n’a pas souhaité répondre jeudi à nos questions.

Cette affaire judiciaire relativement sensible intervient dans un contexte tendu entre la France et l’Iran. Ces derniers mois, Paris a durci ses relations avec le régime des mollahs, notamment sur la question du programme nucléaire iranien. Elles se sont dégradées avec l’arrestation en juillet d’une étudiante française, Clotilde Reiss, accusée par le pouvoir iranien d’avoir participé aux manifestations post-électorales. Elle a, depuis, été libérée sous caution et assignée à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.

IRAN 
Octobre 2018

  15 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions; septembre : 33 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions