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L'Express.fr - Isolé sur la scène internationale au sujet du nucléaire, le président du régime iranien cherche du soutien auprès des dirigeants latino-américains à commencer par le président brésilien Lula. Mahmoud Ahmadinejad a entamé lundi une visite controversée de vingt-quatre heures au Brésil, un pays qui privilégie le dialogue pour amener le régime iranien isolé à coopérer sur le dossier nucléaire.

 Arrivé en milieu de journée après une escale en Gambie, le dirigeant iranien a aussitôt rencontré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva qui cherche à imposer le géant sud-américain comme un médiateur au Proche-Orient pour y faire avancer la paix.

Un important dispositif de sécurité a tenu à l'écart deux petits groupes de manifestants, l'un pro-Ahmadinejad, l'autre opposé à cette visite.

Isolé sur la scène internationale, Ahmadinejad effectue une tournée pour chercher des soutiens auprès des dirigeants latino-américains de gauche face aux Occidentaux. Après le Brésil, il devait se rendre au Venezuela, chez son "ami" Hugo Chavez, bête noire de Washington dans la région, puis en Bolivie et s'arrêter au Sénégal sur le chemin du retour.

La visite d'Ahmadinejad sera la première d'un président iranien au Brésil et marquera la troisième rencontre entre les deux présidents. Lula doit se rendre en Iran dans le courant du premier semestre 2010.

Le président iranien est accompagné d'une imposante délégation de 130 personnes et de 150 chefs d'entreprise. Les échanges commerciaux entre les deux pays se son élevés à près d'un millard de dollars de janvier à octobre et un des objectifs de Téhéran, selon la presse brésilienne, est de les faire passer à 15 milliards de dollars.

Cette visite a suscité de nombreuses manifestations de protestations. Dimanche à Rio, un millier de personnes appartenant à des associations juives, antiracistes, de défense des droits des homosexuels notamment scandaient "Brésil: c'est quoi cet invité?"

Le gouverneur de Sao Paulo, José Serra, principal opposant à Lula, a publié lundi dans la presse un éditorial, sous le titre "une visite indésirable", déplorant que le Brésil reçoive "le chef d'un régime dictatorial et répressif".