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Europe 1 - 30 juin - En Iran, la résistance s'organise. Depuis plusieurs semaines, de nombreuses manifestations d’opposition  au régime ont lieu dans le pays. Ce samedi, des milliers d'opposants se réunissent à Villepinte, en région parisienne. Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice et ancienne otage des Farc, sera à leurs côtés.

"Un régime misogyne". "C’est une évidence", assure-t-elle, au micro de David Abiker, dans l'émission C'est arrivé cette semaine, sur Europe 1. "On ne peut que soutenir ceux qui se battent, ceux qui sacrifient leur vie contre un régime qui est une dictature, un régime corrompu, qui exporte le terrorisme partout dans le monde et qui est, en plus, un régime misogyne qui a fait de la femme un citoyen de deuxième classe qui n’a pas de droits".

Or, c'est précisément plus de droits et de démocratie que réclament les opposants au régime, selon Ingrid Betancourt : "La résistance veut ce que nous voulons tous pour chacun de nous", insiste-t-elle. "Elle veut une démocratie pas une théocratie, la possibilité d'avoir des droits. Elle veut un pays sans nucléaire. Elle veut aussi un Iran qui soit protecteur et défenseur des droits de l’homme, alors qu'aujourd’hui le pays bat des records de pendaisons et que les prisons sont bondées d’opposants politiques".

"Les Iraniens sont fâchés". En toile de fond, la crise économique qui plombe le pays. "C'est aussi le résultat d'un gouvernement corrompu qui a utilisé l'accord sur le nucléaire pour maintenir une ploutocratie", affirme Ingrid Betancourt. "Il y a une rébellion depuis 6 mois. Les Iraniens sont fâchés".

Quant à savoir si les femmes seront en première ligne de la prochaine révolution démocratique en Iran, Ingrid Betancourt répond sans hésiter : "Oui et elles sont en train de la faire".