Share this post

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

CNN - Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a prononcé un discours cinglant sur le leadership en Iran dimanche, accusant les ayatollahs au pouvoir à Téhéran de répandre la violence au Moyen-Orient et de se remplir les poches avec des gains mal acquis au détriment des Iraniens ordinaires.

« Les idéologues qui sont arrivés par la force au pouvoir en 1979 et qui restent au pouvoir aujourd'hui sont motivés par le désir de conformer l'ensemble de la société iranienne aux tenants de la révolution islamique. Le régime s'est également engagé à étendre la Révolution à d'autres pays, par la force si nécessaire », a déclaré M. Pompeo lors d'un discours très attendu à la Bibliothèque présidentielle Ronald Reagan à Simi Valley, en Californie.

« Pour le régime, la prospérité, la sécurité et la liberté du peuple iranien sont des pertes acceptables dans la marche pour accomplir la Révolution », a déclaré M. Pompeo.
Le secrétaire d'État et ancien directeur de la CIA a accusé plusieurs membres de la direction iranienne, dont l'ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de l'Iran, de participer à une corruption généralisée.

Khamenei, selon Pompeo, maintient un fonds spéculatif personnel hors registre d'une valeur de 95 milliards de dollars, qui n'est pas taxé et qui est utilisé comme « caisse noire » par le corps des gardiens de la révolution, les pasdaran. Les pasdaran sont une branche militaire du pays qui exerce une influence sur pratiquement tous les aspects de la vie iranienne.

« Le niveau de corruption et de richesse parmi les dirigeants du régime montre que l'Iran est dirigé par quelque chose qui ressemble plus à la mafia qu'à un gouvernement », a dit M. Pompeo.

« Ces saints hypocrites ont conçu toutes sortes de plans tortueux pour devenir l'un des hommes les plus riches de la Terre pendant que leur peuple souffre. »

Le discours de Pompeo est arrivé quelques heures après que le président iranien Hassan Rohani a déclaré aux diplomates à Téhéran que les États-Unis « doivent comprendre que la guerre avec l'Iran est la mère de toutes les guerres et que la paix avec l'Iran est la mère de toutes les paix », selon l'agence de presse IRNA de l'État iranien.« Ne jouez pas avec la queue du lion, parce que vous le regretterez pour toujours », a dit Rohani.

Peu de temps après le discours de Pompeo, Trump a tweetté que l'Iran « subira des conséquences comme peu pays ont souffert dans l'histoire » s'il menaçait à nouveau les Etats-Unis.

Une nouvelle campagne de pression

Depuis l’époque où il siégeait au Congrès, M. Pompeo a critiqué énergiquement le régime iranien et l'accord négocié au niveau international pour limiter le programme nucléaire de Téhéran et le soumettre à une vérification internationale en échange d'un allègement des sanctions.

L'administration Trump s'est retirée de cet accord en mai. Parmi les nombreuses critiques du président et de Pompeo à l'égard de l'accord, il y avait le fait qu'il ne faisait pas assez pour limiter le comportement déstabilisateur de l'Iran dans la région, comme le financement des rebelles Houthi au Yémen et du Hezbollah au Liban, une force politique puissante dans ce pays. Les États-Unis considèrent le Hezbollah comme un groupe terroriste.

On s'attend maintenant à ce que l'administration Trump rétablisse bon nombre des sanctions punitives qui étaient en place avant la conclusion de l'accord de 2015, y compris la limitation de la capacité de l'Iran à vendre du pétrole.

« Nous demandons à toutes les nations qui en ont assez du comportement destructeur de la République islamique de se joindre à notre campagne de pression. Cela vaut en particulier pour nos alliés du Moyen-Orient et de l'Europe, des gens qui sont eux-mêmes terrorisés par les activités violentes du régime depuis des décennies », a dit M. Pompeo.

« Le but de nos efforts est de voir un jour les Iraniens en Iran jouir de la même qualité de vie que les Iraniens en Amérique. »

« Des loups déguisés en agneaux »

Dans son discours, M. Pompeo a critiqué l'idée que Zarif et Rohani pourraient être considérés comme modérés alors que l'Iran a continué à financer des groupes chiites engagés dans la violence dans toute la région.

En Iran, les candidats à la présidence doivent être contrôlés par un organe clérical et, une fois élu, le chef du gouvernement doit répondre devant le Guide suprême.

« Les objectifs révolutionnaires du régime et sa volonté de commettre des actes de violence n'ont pas produit de personne pour diriger l'Iran que l'on puisse qualifier d'homme d'État. Certains pensent que le président Rohani et le ministre des Affaires étrangères Zarif sont à la hauteur. La vérité, c'est qu'ils ne sont que des hommes de façade pour l’escroquerie internationale des ayatollahs. Leur accord nucléaire n'a pas fait d'eux des modérés, il a fait d'eux des loups déguisés en agneaux", a dit Pompeo.

« Ces soi-disant modérés au sein du régime sont toujours de violents révolutionnaires islamiques avec un programme anti-américain et anti-occidental. »

 

IRAN 
Octobre 2018

  23 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions; septembre : 33 exécutions)

-----------------------------

En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions