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Iran Manif - Par Heshmat Alavi - Pour faire face aux fausses nouvelles et à la propagande terroriste fomentée par le régime iranien, des géants des médias sociaux, comme Facebook, Twitter et YouTube, ont récemment suspendu et bloqué un certain nombre de comptes, pages et chaines affiliés à l'Iran.

Cela concerne 39 chaînes liées au réseau IRIB de la télévision/radio publique du régime iranien, toutes bloquées par Google sur YouTube. Google a également fermé six blogs et 13 comptes Google+, tandis que Facebook a annoncé la fermeture de 562 pages. Tous ces éléments sont liés au régime iranien.

"L'Iran est à l'origine d'une vaste opération de désinformation sur Facebook qui visait des centaines de milliers de personnes dans le monde", a déclaré la compagnie de médias sociaux, selon le Washington Post.

Vaste réseau

Twitter a lancé une campagne de répression ciblant 486 autres comptes de ce type conçus pour tromper les gens au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

"Depuis nos suspensions initiales la semaine dernière, nous avons poursuivi notre enquête, ce qui nous a permis de mieux comprendre ces réseaux. De plus, nous avons suspendu 486 comptes supplémentaires pour avoir enfreint les politiques décrites la semaine dernière. Cela porte le total à 770 ", a déclaré Twitter dans un communiqué.

Les activités de l'Iran ne se limitent pas aux mesures citées par ces réseaux et l'appareil cyberterroriste du régime va bien au-delà de toute hypothèse antérieure.

"Selon Reuters, une opération d'influence iranienne ciblant les internautes du monde entier s'avère beaucoup plus importante que ce qui avait été identifié précédemment, à savoir un réseau tentaculaire de sites anonymes et de comptes de médias sociaux dans 11 langues différentes.

Une analyse de Reuters a identifié 10 autres sites et des dizaines de comptes de médias sociaux sur Facebook, Instagram, Twitter et YouTube (...) appelés Union internationale des médias virtuels, ou IUVM (...) qui pousse le contenu des médias officiels iraniens et d'autres médias affiliés au pouvoir à Téhéran sur Internet, dissimulant souvent la source originale de l'information comme la chaine Press TV iranienne, l'agence de presse FARS et la télévision al-Manar dirigée par le Hezbollah, groupe chiite musulman soutenu par l'Iran.

Les préoccupations de l'Iran

Ces révélations se transforment en un énorme embarras pour le régime iranien et soulèvent des inquiétudes parmi les responsables et les médias.

Alireza Mir-Youssefi, membre de la mission de l'Iran aux Nations Unies, a complètement nié ces mesures de médias sociaux et a qualifié ces nouvelles pressions de "branche des mesures américaines pour le changement de régime en Iran". N'oublions pas que l'administration Trump a souligné à maintes reprises que le changement de régime n'est pas sa politique vis-à-vis du régime iranien. Et pourtant, ces révélations sont d'une telle nature que Téhéran ressent le besoin d'élever les enjeux à un ce niveau.

Les mesures illégales de Téhéran dans les médias sociaux à l'échelle internationale sont dévoilées alors que les dirigeants du régime sont terrifiés par les protestations incessantes à travers le pays et par la nature organisée du soulèvement continu de la population, surtout après les manifestations de décembre/janvier qui se sont multipliés dans plus de 140 villes à travers l'Iran.

La cyber-machine massive du régime est principalement axée sur l'affichage de mensonges visant à diaboliser le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et le principal membre de cette coalition, l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), à l'intérieur du pays et à travers le monde. Cette campagne de ternissement vise à ouvrir la voie à des attaques terroristes contre des membres de l'opposition iranienne.

Le Carnegie Endowment for International Peace a précisé comment "Téhéran est devenu de plus en plus habile à mener des activités de cyber-espionnage et des attaques perturbatrices contre des opposants au pays et à l'étranger....".

Objectifs dangereux

Ces cyber-mesures contre la population iranienne de plus en plus agitée et l'opposition iranienne sont parallèles aux complots terroristes de Téhéran, comme la tentative déjouée d'attentat à la bombe le 30 juin dernier contre le rassemblement annuel de l'opposition iranienne à Paris.

Il va sans dire que les budgets de ces plans sont prélevés sur les richesses nationale. La population iranienne, cependant, est en grande difficulté car plus de 80 pour cent vivent sous le seuil de pauvreté.

Signe du gaspillage des richesses de l'Iran, le député américain, Peter Roskam, estimait récemment que ces événements ne dévoilent que la "pointe de l'iceberg" sur l’étendue du réseau d'espionnage de Téhéran à travers le monde.

Suite à l'arrestation en Allemagne d'un diplomate du régime iranien basé à Vienne après avoir donné l'ordre à un couple belgo-iranien de commettre un attentat à la bombe à ce rassemblement du 30 juin et l'arrestation aux Etats-Unis de deux espions affiliés à Téhéran alors qu'ils recueillaient des renseignements sur les membres et sympathisants de l'opposition iranienne, la communauté internationale devrait redoubler d'efforts pour déraciner au plus vite ce réseau funeste et empêcher de nuire la belligérance de Téhéran.

 

IRAN 
Octobre 2018

  15 exécutions

(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions, aout : 28 exécutions; septembre : 33 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 exécutions