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The Washington Post, 8 février, Paris - Plusieurs milliers de partisans d'un groupe d'opposition iranien en exil ont défilé vendredi à Paris, appelant à la fin du régime religieux iranien 40 ans après la chute de la monarchie iranienne.

Les Moudjahidines du peuple, communément appelés en Occident OMPI/MEK, ont été rejoints lors du rassemblement par une série d'orateurs avant la marche, d'anciens et actuels politiciens français, un ancien premier ministre algérien et une personnalité de l'opposition syrienne.

La foule agitait des affiches de Maryam Radjavi, la dirigeante du groupe, et de Massoud Radjavi.

Le groupe a son siège social en dehors de Paris et compte plusieurs milliers de membres en Albanie, qui ont été évacués d'Irak dans le cadre d'une opération menée par l'ONU. D'autres partisans sont dispersés ailleurs en Occident dans la diaspora iranienne.

La sécurité était serrée pendant le rassemblement et la manifestation à travers la Rive Gauche de Paris. Le rassemblement annuel du groupe l'année dernière a été la cible d'un attentat à la bombe, qui a été contrecarré grâce a des arrestations. Un diplomate iranien basé en Autriche est détenu en Belgique, où la police a trouvé du matériel de bombe dans la voiture d'un couple d'origine iranienne.

"Tant qu'il s'agit du principal Etat parrain du terrorisme, il y a une inquiétude... Mais cela ne nous arrêtera jamais", a déclaré Shahin Gobadi, porte-parole de l'OMPI.

Un orateur, l'ancien sénateur français Jean-Pierre Michel, a déclaré dans une interview que "je ne suis pas un fanatique de M. Trump... mais je pense que les Etats-Unis ont raison au sujet de l'Iran". Il a critiqué les Européens pour ce qu'il considère comme leur approche plus douce vis-à-vis de Téhéran.

Michel, 80 ans, est un partisan de longue date des Moudjahidine du peuple, qui ont attiré autour d'eux de nombreux parlementaires et anciens dignitaires américains et européens.

Il a félicité l'OMPI d'avoir à sa tête une femme qui dit vouloir la démocratie et la séparation de la religion et de l'Etat dans un futur Iran, et il espère un jour visiter Téhéran avec Mme Radjavi, en disant : "Ça me maintient en vie".